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Mardi 29 août 2006

 Je passe et, nous passons tous, notre temps à nous justifier auprès de tout le monde à propos de tout.Une question est posée, hop une justification est donnée, pas une réponse non, non, une justification.

 

 

 

Cependant le sexe échappe à cette règle, étrangement les amis, les connaissances, les copains de boisson auprès desquels il est de rigueur de se justifier pour tout, job, lieu de vie, coupe de cheveux, dernières chaussures en date, n'attendent aucune explication quant au sexe, tout est acceptable voire admirable, mon comportement névrotique de prédatrice sexuelle insatiable, FABULEUX, aucun jugement.

 

 

 

Mais tout cela c'était avant le drame.

 

 

 

J'ai arrêté de boire, d'avoir des rapports sexuels (avais-je vraiment recommencé?), la drogue, les sorties, le psy, de manger, j'ai repris la clope et j'ai commencé à réfléchir, le drame, le vrai.

 

 

 

Encouragé par mon psy à me rapprocher de la philosophie bouddhiste, rapport au Vide qui y est abordé n long en large et en travers, je me suis retrouvée à dévorer tout ce qui pouvait avoir attrait de près ou de loin à Bouddha ou Siddhârta afin d'achever ma quête métaphysique et de revenir à une vie normale, sexe, drogue et house music.

 

 

 

Sauf que les effets secondaires ne m'avaient pas été communiqués lors de la prescription, l'ascèse sexuelle, bah oui parce que lorsque l'on est en plein Néant ou Vide ou Vacuité, en pleine quête métaphysique donc, on se détache du corps pour se focaliser sur l'esprit, et là on commence à se poser les vraies questions, on ne justifie plus son absence de désir sexuel où le peu d'orgasmes obtenus par des "oui mais finalement son sexe était plus petit que dans mon souvenir" ou "taper les fesses pendant le rapport sexuel franchement", on se fait le point sur son rapport au sexe et son mode de fonctionnement, et là forcement on se retrouve face à la chienne narcissique. Qu'est ce qui m'excite chez un homme? Que je l'excite et qu'il soit exitant.Jusque là rien de bien alarmant.Qu'est ce qui m'excite au lit? D'être le fantasme de l'autre.Freud a raison: "une satisfaction sexuelle régulière rendrait (...) inéducable, probablement parce qu?en la permettant on ferait croître démesurément le narcissisme (...)" c'est clair, dans 99% des cas ça ne satisfait que mon Ego et pas mon point G, ni même mon clitoris, quant à ma matière grise je n'en parle même pas.Mais parlons en de mon clitoris, puisqu'on en parle, chiffrons tout cela:

 

 

 

- 3 ans et 9 mois 

 

 

 

- 7 partenaires sexuels (c'est peu j'en conviens mais dedans il y a un longue période d'ascèse sexuelle)

 

 

 

- 0 cunnilingus

 

 

 

Mais où sont les hommes qui vont voir en bas si j'y suis?

 

 

 

Si je résume bien à 20 ans c'est la première chose qu'ils font après avoir déboutonné votre jean et à 30 ans ils arrêtent net parce qu'à 30 ans plus besoin de s'assurer que la pénétration sera sans douleur pour eux puisque bien lubrifiée? Je me questionne, ou alors il s'est passé un truc dans ma culotte à mon insu qui repousse le garçon entreprenant?

 

 

 

Alors pourquoi y retourner en sachant d'avance que ça sera au mieux agréable mais que dans tous les cas ça ne répondra en rien à mon désir, mes fantasmes, car c'est étonnant, mais l'autre ne fait jamais ce que je souhaiterai qu'il fasse, alors que moi, bizarrement, je fais souvent ce que je ne veux pas vraiment faire... A quoi bon continuer, désirer, désirer à mort une friandise et juste quand l'emballage est retiré se dire  "tout ça pour ça, lui ou un autre", parce qu'il n'y a aucun sens à ces hommes, puisque même plus de satisfaction, et voilà le dernier bastion épargné par la métaphysique pris d'assaut et vaincu par le néant, ARG! Je veux me débarrasser du Vide en me remplissant de tout et de rien (fumée, drogue, nourriture, verges) et ma démarche me mène au..VIDE!  Double ARG!

 

 

 

Donc mon minou ce n'est pas l'Abbé Pierre, fermé pour travaux.

 

 

 

Cela m'amène à l'autre VRAIE question, et là pour le coup la métaphysique à côté c'est de la gnognotte, quels sont mes fantasmes sexuels, pas les hommes que je désire, non, mais le sexe en pratique, ce que justement je souhaiterai que l'on me fasse, à quoi ressemblerait le rapport sexuel idéal, pour moi, dans le monde fantastique de Barbie? Long temps de pause.

 

 

 

Pas la moindre idée.

 

 

 

Ah si, un putain de cunnilingus.Mais bon, ça ne fait pas un rapport sexuel ça, c'est l'entrée, les amuse-gueules si je puis dire.

 

 

 

Si une idée en fait, du Sens, des sens, de la sensualité, de la retenue, du désir, du vrai, encore vif même lorsque l'on consomme la friandise, l'anti-thèse du junk sex, consommé à la va vite, non un vrai menu de gastronome, avec un apéritif, des amuses bouches, une entrée, un plat, un dessert, un café, des mignardises, un digestif, qui se savoure, se mange lentement, l'inverse de mes friandises, qui portent affreusement bien leurs noms, ce sont des chocobons, le premier je le désire avidement, je veux ma dose, la bouchée à peine croquée je le trouve délicieux, et puis je dévore tout le paquet, à la recherche de ma sensation première, mais plus rien, quelque soit le nombre de bonbons que j'ingurgite, ils n'ont plus aucune saveur, le plaisir s'est perdu après la première bouchée quand la dégustation tant attendue a cessé et s'est transformée en gloutonnerie.

 

 

 

Et comme ça le sexe a un sens, en plus d'un vrai intérêt, et là re- DRAME, tout devient affreusement logique et le système se met en place, après quelques recherches sur Google, implacable, Buddha, mon clitoris et moi, tout est là: "Taoïstes et tantristes, s'ils pratiquent la même ascèse sexuelle que nos adamites, c'est bien sûr dans une autre Weltanschauung et avec d'autres représentations physiologiques ­ mais le projet reste le même : il s'agit de dépasser la sexuation et d'accéder à une indifférenciation où (...) nos cousins orientaux y verraient plus volontiers une difficile conquête de la vacuité, du Vide..." Et c'est exactement là que je me suis rendue compte que j'étais un moine bouddhiste en devenir, à deux doigts de l'abstinence à vie, l'étape suivante, oui ça fout les jetons.

 

 

 

Mais je me suis débattue, j'ai cherché une issue, une autre issue que la tonsure, un autre sens ou une autre Voie, et là le tantrisme s'est imposé, oui, il y a questionnement sur la vacuité tout ça, mais contrairement aux autres, ils ne prônent pas de se détacher du corps et des sentiments, mais au contraire de canaliser ces énergies et de les utiliser pour atteindre leur but, et le sexe n'est pas exclu, du tout même, même si contrairement à ce que prône l'interprétation New Age erronée des textes ils n'en font pas l'apologie du tout, simplement pratiqué par des initiés, selon des rites spécifiques, il permet de toucher au Divin, d'avoir du Sens dans ce vide.

 

 

 

Voilà ce qu'il me faut, je ne suis plus moine, et je n'exclue rien et tout me sert à donner du sens,pouh pouh pouh, je mets la charrue avant les boeufs (sacrés)  je poursuis donc mes recherches et me rend compte que je ne peux pas pratiquer les tantras (fais chier!plus de sexe donc, dis au revoir) parce qu' il faut posséder les : "trois qualités du libre esprit du renoncement, de la grande compassion de l'esprit d'éveil et de la sagesse percevant la vacuité de nos concepts de la réalité"

 

 

 

Bon faisons le bilan:

 

 

 

- l'Eveil je maîtrise, ok à moitié, disons que je n'ai LA perception sereine du Bouddha de la vacuité, mais plus le point de vue Nietzschéen du Néant, mais en gros c'est good

 

 

 

- le renoncement, c'est pas gagné, ma démarche n'est guidée que par le souhait de ne renoncer à rien justement, faut pas pousser non plus, il n'y a pas marqué Vishnou, j'ai pas 15 bras, un qui gère tous les sentiments négatifs ou non, toutes les sensations pour les canaliser en énergie positive (le monde fantastique de Barbie le retour) et l'autre qui renonce à tout, que les choses soient claires entre vous et moi les bonzes, mon but c'est de trouver la première sortie de l'autoroute qui mène la personnalité psychopathique à la schizophrénie et votre yana (véhicule) me semble pas vraiment adapté.

 

 

 

- la grande compassion, je suis vraiment obligée de développer?

 

 

 

Je ne vais jamais m'en sortir, les tantras c'est mort, le sexe initiatique et extatique c'est pas gagné, je suis bonne pour psalmaudier des soutras pendant des heures et me chopper des crampes aux cuisses en position du Lotus, car la seule issue, et ils sont tous formels, lorsque l'on ne maîtrise pas les trois qualités c'est de"se consacrer aux pratiques du Soutrayana" Va pour les soutras, reboostée par ma trouvaille pleine de spiritualité, je me résigne à l'ascèse sexuelle pour le bien être de mon esprit et, j'espère au final de mon corps,  je lance donc une énième recherche avec le mot soutra, google me propose l'orthographe la plus utilisée Sutra et là horreur, malheur, mon salut est dans la pratique du Kama Sutra seul match trouvé par Google, je ne suis pas rendue, je me rabats donc sur un mantra avec autant d'entrain que lorsque l'on se rabat sur un sac à main en pleines soldes privées alors que l'on voulait ces superbes bottes attendues depuis la saison précédente, allez chantons!

 

 

 

"Ainsi, O Shariputra, tous les phénomènes sont vacuité. Il n'y a pas de caractéristique. Il n'y a ni naissance, ni cessation, ni pureté, ni impureté, ni croissance, ni décroissance. Donc, O Shariputra, dans la vacuité, il n'y a ni forme, ni sensation, ni perception, ni formation, ni conscience ; ni oeil, ni oreille, ni nez, ni langue, ni corps, ni mental ; ni vision, ni son, ni odeur, ni goût, ni touché, ni objet mental ; ni base de l'oeil jusqu'à ni base du mental, ni base des phénomènes, ni base de la conscience mentale ; ni ignorance, ni fin de l'ignorance, jusqu'à ni vieillesse et mort ni fin de la vieillesse et de la mort ; ni souffrance, ni origine de la souffrance, ni cessation de la souffrance, ni voie, ni sagesse, ni accomplissement, ni non-accomplissement. Donc, O Shariputra, puisque les êtres dédiés à l'Eveil n'ont pas d'accomplissement, ils s'appuient sur la perfection de la sagesse. Puisqu'il n'y a pas d'obscurcissement de l'esprit, il n'y a aucune crainte. Ils transcendent l'erreur et atteignent la paix parfaite. Tous les Eveillés des trois temps s'éveillent pleinement, grâce à la perfection de la sagesse, à l'Eveil insurpassable parfait et complet. Donc, le mantra suprême de la perfection de la sagesse, le mantra de la grande vision directe, le mantra insurpassable, le mantra inégalé, le mantra qui calme toute souffrance, puisqu'il n'y a pas d'illusion, doit être connu comme vérité" et blablabla.

 

 

 

Mais bien sûr, ce n’est pas là dedans que je vais trouver comment prendre mon pied, soyons sérieux.

 

 

 

 

par centvingt publié dans : centvingt
Mercredi 14 juin 2006

La chaussette ou l’ennemi sur mon canapé.

 

 

Récapitulation des avis médicaux de ces derniers mois

 

 

1- mon gynéco me recommande d'avoir des rapports sexuels

 

 

2- mon généraliste d'aller me faire mettre un doigt dans l’anus, pour justement corriger mon rapport sexuel traumatisant pour mon coccyx, rapport consenti (qui ne dit mot...) suite aux conseils de mon gynéco justement ….et

 

 

3- mon podologue de ne plus porter de chaussures pointues pour préserver ma santé ongulaire, chaussures portées justement pour respecter l'avis médical n°1, mais de continuer à porter des talons pour maintenir mon équilibre (si,si) je redoute le pire quant aux conséquences de cet avis médical sur mon anatomie...

 

 

Etonnée par cet avis, mais soulagée de n'avoir qu une déformation des ongles et non une mycose horrible (dans le top ten des maux bénins mais monstrueux juste après les morpions) je réfléchis aux risques inconsidérés pris par mes pieds nus sur des sols douteux de piscine, de salle de sport, chez des mecs que je ne connaissais pas, et je me souviens comme un flash du gros orteil venu de l'enfer de ma friandise numéro un, paix à son âme, en regardant ma chienne (qui est fantastique) jouer avec sa chaussette puma, qui fut il y a quelques années la chaussette qui habillait l'ongle incarné de ma première friandise justement, et je me dis que je prends vraiment des risques inconsidérés, je suis dégoûtée, comment moi qui ne m'assoie jamais sur la cuvette de toilettes inconnues (inconnues= toutes les autres sauf les miennes) ai-je pu porter même lavées ces socquettes, c'est comme porter une culotte souillée par une autre, heurk!

 

 

Je repense alors à l'appart de ma friandise et à son hygiène plus que douteuse à mes nuits à frotter les murs sales de sa salle de bain, moi et mon obsession de la propreté invisible à l’œil nu, moi la maniaque de l’hygiène jusqu’à porter des gants chirurgicaux lorsque je fais de la pâtisserie, je repense également aux morpions attrapés grâce à lui qui se grattait les cuisses depuis des mois sans s'inquiéter, heurk, je me dis vraiment que je prends des risques hygiéniques inconsidérés. Je pense au string et aux épilations du maillot trop invasives, aux poils incarnés hyper douloureux et à l’inconfort, je pense aux déodorants géniaux, efficaces pendant plus de 24 heures grâce au chlorhydrate d’aluminium qui sont soupçonnés de causer des cancers du sein, je pense à mes deux tumeurs ôtées, aux douleurs, aux craintes passées et à venir et au coupable qui trône peut être en bonne place dans ma salle de bain, je pense à l’odorat que j’ai perdu, à l’inconfort des toux matinales et au plaisir de mes pauses clopes, je pense à tous ces risques inconsidérés, insidieux, à toutes se blessures ridicules infligées à mon corps, je pense forcement à mes chaussures à la mode qui étouffent mes cris de douleur par leur beauté, à mon coccyx forcement, 6 mois que je le traîne de séance de kiné en séance de kiné, pour quoi, pourquoi ? Par envie d’une sodomie violente et torride, non plus maintenant, par gentillesse, pour le plaisir de l’autre et le pouvoir que cela me confère.

 

 

L’affreux ridicule de ces pensées me gifle, mon constat des risques pris, ce stress a posteriori si intense que je refuse à l’avenir de reproduire ces schémas, toutes mes pensées sur les dangers pris pour mon corps, sur l’hygiène, et à aucun moment le fait d'avoir eu des rapports sans capote ne me fait sourciller, d'avoir lécher ou sucer le corps d'inconnus, à l'hygiène inconnue elle aussi, ne me dégoûte, d'avoir pu dormir dans des bouges, ou d'être aller chez des inconnus pour aller me faire sauter (room service), d’avoir tester toutes les drogues pour maigrir et pour rire, de rouler saoule pour aller de boite en boite ne m'a fait craindre pour ma sécurité et là pour un petit ongle qui se soulève à peine je crève de trouille devant une chaussette que j'envisage de brûler sur l’autel de mes nouvelles résolutions?

 

 

Non, je la garde cette chaussette comme le loup dans la bergerie, comme un talisman qui me rappellera tous ces risques encourus, pour quoi, pour qui?

 

 

 

par centvingt publié dans : centvingt
Vendredi 3 mars 2006

J'ai pris des distances avec la part de féminité qu'il y a en moi, et surtout j'ai fui Connard.

Sur msn, il se connecte, j'ai d'abord cru le reconnaître quand après lui avoir envoyé un "hello" il avait changé son statut pour s'afficher en absent (le CONNARD) mais non ce fut pire que tout, il s'excluait du monde, et de toutes ces conquêtes meetic et msn, pour ne communiquer qu'avec moi.

Terrible, affreux, et la situation arriva à son paroxysme lorsqu'il m'envoya un pps, j'ai tout de suite pensé à un PowerPoint de cul, avec, dans le pire des cas, lui ou une de ses victimes, mais pas du tout, c'était un pps vaguement drôle et surtout beauf au possible que l'on reçoit dans sa messagerie pro d'un collègue qui n'a rien d'autre à faire, on en a tous un qui vous forward un maximum de truc hyper longs à ouvrir et décevants au possible.

La conversation évoluant, il trouvait ma chienne "trop mimi", il est devenu pd ou quoi celui-là? Mea Culpa je lui avais envoyé des photos d'elle pour qu'il change d'avis sur les chihuahuas. Parvenue au point de non-retour, j'étais en train de lui envoyer les photos de mon nouvel appart, je pris la décision de fuire en cours de téléchargement. Ce en était trop.

Quand la crise arriva, la malédiction du rehausseur.

Tout occupée à faire mon nid et à choisir le bon carrelage et les assiettes qui iront avec mon concept de vie, j'eus des nouvelles de ma copine Stella, la fameuse récente mère de famille, elle était en France et nous avons convenu de nous voir, et donc de rencontrer sa fille samedi sur Paris.

Premier point suis-je égoïste au dernier degré en espérant que sa petite sœur à un moment ou un autre de la journée intervienne et emmène la petite pour nous laisser seule? Parce que moi nos retrouvailles je les visualisais chez Costes ou au pire chez Colette, autour d'un petit café en se racontant nos vies avec nos voix de transsexuelles en fumant clope sur clope. Sauf que la petite dans le tableau elle ne colle pas, bien sûr je veux la voir, je suis même prête à l'emmener au jardin d'acclimatation (quoi elle n'a que 15 mois et alors!?), mais à un moment je veux pouvoir boire un putain de café, être vulgaire, fashion et fumer tout mon paquet en une heure.

Culpabilisante et afin d'assurer la sécurité de sa fille, je pars à la quête d'un siège auto pour enfant, que je trouve et que j'installe plutôt facilement à l'arrière de mon 4x4 hier, et là, la malédiction du rehausseur commence.

La présence de ce siège auto à l'arrière me donne une contenance, pire une fierté maternelle, moi aussi je fais partie du club des mères de familles qui ont une super bagnole, une ligne fantastique et surtout aucun problème à gérer leurs différentes vies et leur enfant, surtout quand, comme dans mon cas, il est imaginaire. Je suis fière et j'ai comme un goût de revanche dans la bouche lorsque me garant près d'une autre voiture avec la conductrice encore au volant, j'y vois le même siège enfant à l'arrière, moi aussi j'ai ma carte de membre, tu n'as rien de plus que moi, regarde, et pis ma voiture est mieux que la tienne, et moi je fais toujours un 34, connasse. Je veux que tout le monde le voie mon siège bébé et que tout le monde en déduise que je suis mère, je veux pas être exclue du mouvement. Je suis à deux doigts de me proposer comme nounou pour les momes de mes copines, juste de temps en temps, pour me pavaner avec leurs gosses et laisser entendre que ce sont les miens, la gloire sans les emmerdements. Moi aussi je veux être enceinte, tout vivre de l’intérieur, et être mère, savoir ce que cela fait, et pavaner fière de ma progéniture. La question est pourquoi j’ai l’impression de ne pas y avoir droit ? De ne pas être crédible, bon ok mes faux gosses dans mon siège auto accessoire c’est limite, mais dans l’absolu (dans l’absolut moins), les gens partent du principe qu’il est possible que j’aie des enfants, alors que moi j’ai l’impression d’être aussi crédible avec un mome au bout du bras que je fais passer pour le mien que si j’avais 15 ans dans la même situation.

Le compte à rebours a-t-il commencé? Tictactictac ?

Mon premier nid à moi toute seule arrivant, suis-je en train de vouloir un mec et un mome à mettre dedans?

Naaaaaan. J'y mettrai un chien et ça ira très bien, déjà ce type d'engagement, la dead  line arrivant, me fait stresser et je me demande si c’est une si bonne idée que ça finalement, alors le reste...

par centvingt publié dans : centvingt
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