Mon biker m’a offert un fils pour mes quatorze ans.
Il est aujourd’hui grand, 14 ans pour 43 kilos, il s’appelle Luce (la jeunesse) et mesure 9 mètres, c’est un Python.
Je me souviens de son arrivée chez moi, tout petit, de ses jeux : hiberner dans le système d’évacuation d’eau de ma terrasse et ressortir à l’autre extrémité chez ma voisine ; se cacher au pied du lit de la même voisine qui aujourd’hui maudit encore mon nom ; mu (sans mauvais jeu de mots) par l’amitié toute particulière qu’il portait à Ernest mon Hamster tueur.
Ernest avait égorgé mon premier bébé, Hubert hamster abricot à poils longs borgne - suite à un séjour prolongé dans un courant d’air- bien que très aimant et d’une grande aide pour Hubert tout au long de sa vie de souffrance, lorsqu’il dû choisir entre mourir de soif ou saigner l’infirme il n’hésita pas. A ma décharge, s’ils n’avaient pas cassée pour la énième fois leur pipette ils n’auraient pas eu de l’eau dans une coupelle en faïence qui n’aurait pas eu de reflets de lumière laissant à penser qu’elle était pleine. Bon ça va hein, la découverte d’Hubert tombant, du gant de toilette dans lequel il aimait à dormir, dans ma petite main –presque- innocente, ouvert en deux dans le sens de la longueur, tout sec avec sa petite gueule béante comme adressant son dernier cri au ciel fut une punition suffisamment sévère.
Ernest était le plus malin des deux entraînant toujours mon Hubert dans ses périples dans le piano (3500 francs au total de frais de ré accordage) où au fur et à mesure du temps ils s’étaient installé un nid douillet avant qu’ils ne soient pris en flag’ sortant en courant d’en dessous lors d’un exercice particulièrement musclé. Donc Ernest se faisait la belle, il avait trouvé le moyen d’ouvrir les deux loquets qui maintenaient le couvercle de leur cage duplex, c’est dire si ces petites bêtes sont épanouies en cage. Honteux de l’odieux crime qu’il avait commis il s’enfuit la nuit du dit crime par le système d’évacuation de la terrasse. Pendant une année je l’avais imaginé s’évadant de mille manières, toutes plus improbables les unes que les autres, par les conduits pour finalement couler une vie libre et heureuse dans les verts paysages environnants. Jusqu’à ce que Luce entre dans ma vie. Tel un bras vengeur Luce sentit la présence plus qu’improbable d’Ernest un an après dans les conduits et n’eut de cesse que de vouloir les explorer, souvent le rongeur lui échappa, jusqu’au jour terrible où, acculé sur le lit de la voisine il succomba à l’étreinte mortelle de mon bébé chéri en direct live devant les rejetons fascinés de la propriétaire des lieux.
Peu de mal, pourquoi maudit-elle mon nom encore aujourd’hui ? Tout simplement parce que pendant l’année qui suivit ses charmants bambins n’eurent de cesse que de trouver un moyen d’obtenir un Python eux aussi, de guerre lasse Papa toujours en voyage d’affaire et ne craignant pas, contrairement à sa femme, les serpents leur en rapporta un. Mme X (par soucis de confidentialité) vécut dans la peur de croiser son hôte, première raison valable pour me détester. Ses têtes blondes finirent par quitter la maison sans pouvoir se « partager » leur Demon (prononcé démone en écho à mon Luce –pour Lucifer, oui je veinerais Satan et alors ?) le laissant à la bonne garde de leur mère dans leur ancienne chambre, Papa étant parti avec son assistante, Mme X. se retrouvait seule avec, à ses yeux, l'incarnation du Diable, raison valable de maudire mon nom, elle vit encore à l'heure où j'écris un calvaire.
Parce que c’est bien mignon ces petites bêtes là, d’ailleurs non, ce n’est même pas mignon, et ça ne s'alimente de petites bêtes vivantes, exclusivement, tout ce qui est mort est ignoré, enfin de petites bêtes… dans un premier temps, mais pensez-vous sérieusement qu’un Python de 9 mètres va se sustenter d’une, ou de plusieurs, pauv’ tites souris de laboratoire ?... Non, il faut des lapins, alors déjà la souris c’est pas évident à sacrifier mais le gentil lapinou…
Moi, je n’ai pas –encore ?- ce problème puisque mon Biker et moi avons opté pour une garde alternée 7 ans chez moi, 7 ans chez lui etc… Donc j’ai eu les premières années de mon bébé, nous avons dormi ensemble lui serré tout contre moi lové même autour de mon abdomen, heureux, moi maternant mon enfant tueur, non, un bonheur quotidien et une logistique gérable, mon mari quant à lui a eu les années difficiles, l’adolescence, l’agressivité (en même temps si il le nourrissait suffisamment il ne lui sauterait pas au visage) les fugues... mais il a géré ça avec brio, chéri si tu me lis, en lui construisant petit à petit un habitacle idéal et adapté à ses besoins. Car 9 mètres c’est très long, étendu c’est l’équivalent de 2 des murs (en gros) de la pièce où vous vous trouvez, alors même lové mon bébé a besoin de place et est mieux chez Papa.
Maman est une mauvaise mère mon chéri, elle n’a pas d’espace chez elle et, a vraiment envie d’avoir un Jack Russel vivant plus de 10 minutes. Tu es mieux chez Papa mon bébé, maman n’est jamais là, elle sort tout le temps, boit trop et te ramenera trop de beaux-pères hostiles et, puis tu es trop grand pour dormir avec elle, la dernière fois tu lui a presque cassé une côte, maman a cru que tu voulais la bouffer, elle le croit d’ailleurs toujours, non, mange plutôt la petite copine de papa, elle est beaucoup plus grasse que maman.
Je ne sais pas ce que je préfère, ne rien ressentir, ou ressentir ce que je ressens en ce moment?
Suppliant mon psy pour avoir des antidépresseurs (idéalement un truc anorexigène, si je pouvais faire d'une pierre deux coups...) celui ci m'a répondu par une de ses figures de style préférée: "Aux Etats-Unis dans les prisons américaines on traite les psychopathes en thérapie de groupe" Déjà j'aime pas trop comment commence votre phrase... " Oui parce que comme vous le savez [chienne narcissique manipulatrice] on peut manipuler un individu, deux, trois ou plus mais pas tout un groupe, il y a toujours quelqu'un dans le groupe qui vous perce à jour [ouais, quant on est mauvais]. Et bien à un moment ou à un autre les psychopathes craquent, souffrent et comme vous supplient [déjà je supplie pas, je demande gentiment] pour avoir des médicaments, pour être soulagés de cette douleur et savez-vous ce que les médecins leur répondent?" Bah! Crevez charogne? S’il me dit ça je me casse et je ne paye pas. "Non?" " Que cette souffrance c'est la seule chose d'humain en eux, la seule chose qui reste" Ok, crève charogne c'était bien.
Donc en gros il n'y a pas de différence entre moi et un psychopathe? En même temps c'est vrai je me sens très capable de tuer quelqu'un et de le torturer de manière rituelle, j'ai juste pas encore eu l'occaz. "Non, ce qui vous distingue d'un psychopathe c'est la culpabilité, vous ressentez encore de la culpabilité [j'aime le "encore"] et c'est une différence de taille, c'est même toute la différence". Ok, en même temps j'ai bien conscience que si je tue accidentellement quelqu'un je ne culpabiliserai pas du tout, ça sera un accident!
Je résume, je suis une chienne narcissique, nymphomane, boulimique à deux doigts de virer psychopathe, encore rattachée au monde des humains par le frêle fil de la culpabilité, culpabilité dont en parallèle je dois me séparer pour mieux vivre (tuer?) et m'épanouir en étant moi-même (une tueuse en série assoiffée de sang ?) paradoxe, paradoxes quand tu nous tiens...
Après quelques recherches sur google tout s’éclaire et je parviens à une conclusion effarante: JE SUIS UNE PSYCHOPATHE PERVERSE EN PLEINE DEPRESSION NARCISSIQUE! Le seul point positif c'est que le type pervers est celui qui est le mieux adapté à la société! C'est cool non? S’en suit une suite de révélations sur Birdie et mes amis schizophrènes, Liverpool désolée je n’ai pas vraiment eu le temps de gérer le lien avec les maniaco-dépressifs !
Birdie, Birdie, Birdie. Piou, piou, piou pour les intimes, mon ami homosexueltoxicomaneetnevrosé, j’ai tout compris de ta relation au monde et à moi en particulier, en fait je suis une version plus évoluée et beaucoup mieux foutue (même grosse !Si, si.) que toi, le stade d’après que tu envies inconsciemment, mais toi aussi mon ami tu peux devenir psychopathe, avec un peu de volonté et surtout grâce l’aide de ta nouvelle thérapie par les pierres, tu peux y arriver, une bonne améthyste scotchée sur le scrotum et on en parle plus !
Oui, Birdie va trouver le salut dans les pierres, c’est certain, avant c ‘était les jus d’herbes qui allaient sauver sa vie, avant encore la thérapie oculaire pour retrouver une cohérence cœur-cerveau, avant ce fut une thérapie corporelle pour se réconcilier avec ses hanches (il était complètement coupé de la partie inférieure de son corps, s’il n’y avait que ça…) ou encore le feng shui , les photophores, un shuffle exhaustif, Dalida, les produits bio, vivre avec des poids en permanence accrochés aux chevilles, ne plus se déplacer qu’en rollers, même pour aller au toilettes… Moi j’avais bien suggéré les journées comédie musicale (toute la journée nous ne nous exprimions qu’en chantant et chorégraphions tous nos mouvements) mais ça n’a été que peu suivi…
Birdie est un phobique, si, si, il faut le dire, un phobique social, aller chercher des cigarettes en bas est une vraie mission ( the mission of the day) qui nécessite des heures de préparation, d’angoisses, de suées et d’essayage de tenues (pour être sûr de porter la bonne, « l’inaccessible étoile » pour citer Brel) et grâce à Mr et Mrs Smith plus du tout de coiffage (d’une crête longue T&G à rasé comme Brad Pitt, d’ailleurs c’est saisissant comme ressemblance, mercredi dernier à Opéra un mec m’a appelé Angelina et ma demandé si mon « copain » pouvait lui signer un autographe, je ne lui ai rien dit dans un soucis de préserver sa quiétude, son intimité, mais c’est énorme).
Je le sens sceptique le Birdie pourtant la médecine est formelle « la peur d'être bloqué dans une situation ou un endroit sans possibilité de s'en sortir. La personne peut en venir à refuser de quitter le milieu sécurisant du domicile, sauf si elle est accompagnée par quelqu'un en qui elle a confiance. » Et encore c’est une lutte quotidienne. Les caractéristiques sont là : « beaucoup d'imagination, enfants rêveurs » il voulait être rentier, il le veut toujours, bon je lui concède les euros de mamie qui n’est pas alzeimerienne, juste dans une mauvaise passe (ou couloir ?) aident un peu à l’atteinte de son rêve. « Tendance à sous-estimer leur valeur et leurs capacités, se fixent des objectifs impossibles à atteindre » non, il n’est pas monstrueux et non, porter des poids aux chevilles 24h/24h ne te « fera pas un corps » c’est impossible.« Ont terriblement peur d'être gênées[ces personnes], de se sentir ridicules, de faire quelque chose qui donnera à penser qu'elles ne sont pas normales » ce qui n’est pas normal c’est de fondre sous son siège et de se cacher de honte lorsque le conducteur doit faire 3 manœuvres au lieu de 2 pour faire son créneau ! Par exemple.
Mais tout cela s’explique par la confiance narcissique (rien de péjoratif) qu’il a en lui-même qui a été mise en danger a plusieurs reprises dans sa vie et qui génère une réponse phobique dans les situations de séparation (Papa, Maman, Barbie, Christelle, la Pute –surnom affectueux que je donne à son ex décérébré) qui l’obligent à se reconsidérer lui-même et surtout à reconstruire son identité dont un élément s’est détaché, voire construire son identité tout court
Et ce n’est pas tout, mon analyse s’étaye, car mon Birdie est toxicomane et « l'addiction serait ce comportement qui nous mettrait à l'abri de la dépendance envers autrui. Sa survenance est favorisée par le processus de séparation/ individuation de l'adolescence, lorsque le travail de séparation s'opère mal, laissant à vif la blessure narcissique qui survient avec le développement de la conscience de soi. Prendre conscience de soi, c'est aussi découvrir ses limites, il peut en résulter une honte de soi qui favorise les conduites à risques. » Mon piou piou n’est pas sorti sorti de l’adolescence. Et oui, j’envisage de répéter tous les mots deux fois.
Remontons le temps pour mieux comprendre : « L'enfant est dépendant de ses parents. Mais cet attachement génère dans la meilleure hypothèse un sentiment de confiance dans un environnement que l'enfant découvre avec l'assurance qu'offre le sentiment de protection parentale ; et cette confiance développe la faculté d'attendre, de différer la jouissance et finalement crée une temporalité où peut prendre toute sa place le plaisir de la pensée. Lorsqu'un tel processus est mis en défaut l'enfant devient prisonnier des percepts et reste confronté à l'insatisfaction. Il développe en réaction aux objets de sensations qui le débordent et l'insécurisent, un comportement d'emprise, qui vise à rendre l'autre dépendant de soi. L'enfant s'exprime par le caprice et la plainte corporelle. Avoir des émotions, c'est alors ressentir sa dépendance envers l'autre, et le Moi de l'enfant carencé à horreur de cette dépendance. D'où aussi la contrainte à l'auto stimulation qui se développe chez lui, qui pourra prendre la forme d'une conduite addictive à l'adolescence », ça le caprice, la plainte, les conduites addictives (fièvre acheteuse incluse).
Je te reconnais bien là mon pioupiou dans cette pathologie limite (et oui tu es borderline, c’est cool non ?!) ou « le sujet oscille entre la peur de l'objet qui l'abandonnerait et la peur d'endommager lui-même l'objet de désir. C'est la position de l'adolescent pour qui la présence de la mère est source d'angoisse par les désirs qu'elle inspire, mais dont les absences deviennent source de craintes intolérables. C'est le jeune qui se sent abandonné si on ne le regarde pas, mais qui se sent persécuté si on le regarde. »
Mais si ça peut te remonter le moral mon pioupiou tu peux rendre ta mère et ton absence de père responsables de tout car « l'une des difficultés majeures vient de ce qu'adolescence le jeune et ses parents adoptent des positions dépressives : symboliquement l'adolescent fait "vieillir" ses parents, il doit détruire la relation symbolique qui l'unit à ses parents pour se fixer sur un objet de désir. » Ma question reste « est-ce que Christelle était l’objet adéquat ?
Ce qui « caractérise les pathologies limites par un manque de sécurité intérieur et de régulation de l'estime de soi, où dépression et sentiment d'omnipotence alternent, dans un contexte où le jeune n'accède pas à l'autonomie, ne parvient pas à désidéaliser les imagos parentaux, et où l'entourage refuse la séparation. Plusieurs facteurs de vulnérabilité favorisent ces pathologies limites : la rupture répétitive des liens, la précarité, la dépression maternelle, les défaillances éducatives, la satellisation du père reconnu comme mari de la mère et non dans sa fonction paternelle, les défaillances dans le travail de séparation et les défaillances narcissiques. L'effort pour rendre l'autre dépendant, pour le contrôler alterne avec des conduites d'agir et des phases dépressives."
Et voilà ce qui nous intéresse mon pioupiou, ta lueur d’espoir : « Il y a un danger d'évolution vers la psychopathie : l'affirmation mégalomaniaque vient dénier la blessure narcissique, elle oppose un déni à la souffrance vécue ; la maîtrise extrême dans les rapports aux autres abolit les émotions, l'engagement affectif, l'empathie, la référence à la culpabilité et les tendances réparatrices ; l'agir appelle une jouissance fondée sur la domination. Les dépressions se traduisent par du désinvestissement, une déréalisation et une problématique narcissique où l'individu ne se reconnaît plus dans la représentation qu'il a de lui-même. »
Mais ce n’est pas tout, car moi aussi j’ai l’espoir de rejoindre, avant toi, nos amis Laurent, Guillaume, Gérard ou Coco car : « Les dépressions narcissiques sont des dépressions résistantes qu'il faut traiter dans un cadre multidimensionnel. On observe que la décompensation d'allure délirante ou la dissociation transitoire peuvent être des pronostics favorables, même si la récidive ne peut être exclue et qu'elle porte un risque d'entrée dans la schizophrénie. »
C’est bon d’avoir enfin un but dans la vie. Allez une petite pierre au cul et en avant vers la schizophrénie !
Ca te fera 250 euros Birdie pour cette séance, tu peux les virer sur mon compte.
Trouver la drogue la plus adaptée à mes besoins et ma consommation est une affaire sérieuse et nécessite de la méthode.
Nous pouvons déjà éliminer l’ecstasy et le shit drogues qui toutes deux salissent les cuisses (le shit parce que le joint se roule dessus et l’ecstasy parce qu’immanquablement un, ou plusieurs, sexe se frottera contre elles.)
Nous avons la cocaïne drogue tant décriée par me mère et ses copines, qui pourtant offre des avantages non négligeables, tout d’abord parce que c’est une drogue non salissante (oui, c’est un critère) facile d’usage et d’accès, conviviale mais qui sait aussi se consommer dans le secret et l’avarice la plus totale (c’est bon la honte), autorisant les rapports sexuels dignes sans effusions rédhibitoires et permettant de conduire pour s’y rendre. Abordons les choses de manière plus scientifique :
« La cocaïne inhibe [ce n'est pas le premier verbe qui me serait venu à l’esprit mais bon] la recapture des catécholamines, dopamine et noradrénaline. Elle possède en outre la propriété d'être anesthésique locale mais n'est pas utilisée en thérapeutique. [alors ça oui, pourquoi ? Parce que là c’est clair moi j’y vais le cœur léger me faire opérer]
Elle entraîne un état d'euphorie intense et de courte durée suivie d'un état dysphorique qui pousse à répéter les prises plusieurs fois par jour. [Donc il y a descente, descentes même, ce qui veut dire que c’est contraignant et onéreux]
L'utilisation chronique de cocaïne entraîne des réactions de type psychotique - délire de persécution, comportement stéréotypé et autistique avec perte de la notion de responsabilité – [oui bah on y arrive très bien sans, mais ça me permet de voir plus clair dans la personnalité de feu lapin premier] et par ailleurs, une augmentation des accidents cardiovasculaires avec athérosclérose prématurée.
Les effets toxiques immédiats sont la tachycardie, les arythmies ventriculaires, les douleurs thoraciques, l'infarctus du myocarde, l'hypertension artérielle, l'hyperthermie et des convulsions. [sympathique]
La dépendance psychique à la cocaïne est très forte chez l'homme et l'animal. Si ce dernier a le choix entre une eau de boisson normale et une autre contenant de la cocaïne, il consomme la deuxième jusqu'à en mourir.[ça me fait penser à deux trois de mes potes]
La cocaïne est métabolisée essentiellement en benzoylecgonine qui peut être détectée dans les urines pendant deux ou trois jours après une prise unique.[en cas de contrôle…]
En cas de prise concomitante de cocaïne et d'alcool à doses importantes, la benzoylecgonine est éthylée dans l'organisme pour donner l'ester éthylique de la benzoylecgonine, appelé cocaéthylène, qui a des propriétés semblables à celles de la cocaïne. [donc résumons un peu de cocaïne et beaucoup d’alcool ont le même effet qu’un peu plus de cocaïne, c’est intéressant ça et plus économique, mais on en revient au problème de l’alcool qui salit également les cuisses et empêche de conduire]
Son action ressemble à celle de l'amphétamine mais est de beaucoup plus courte durée, une demi-heure au lieu de dix heures environ. [Donc VIVE l’AMPHETAMINE !!! Attendez j’ai le choix entre un mascara moins cher, qui bien négocié peut être remboursé par la Sécu, qui tient toute une journée et un mascara hors de prix, plus difficile d’accès, pas remboursé et qui me fera des yeux de panda dans la demi-heure… A votre avis ?] »
Parce que dans la longue liste de mes besoins je voudrais si possible une drogue anorexigène, pour citer Coco Chanel « on n’est jamais assez maigre » et pas trop cher, je re-cite « on n’est jamais assez riche ». Bon, que nous dit la science à propos de ma nouvelle drogue ?
« L'amphétamine n'est plus utilisée en thérapeutique en France mais certains de ses dérivés, classés parmi les anorexigènes amphétaminiques, l'ont été jusqu'à une date récente. [donc c’est fini ?]
Il s'agit de l'amfépramone, du clobenzorex, du méfénorex et du fenproporex. Ces produits réduisent l'appétit et étaient utilisés dans le traitement de l'obésité. [oui bah je suis obèse je ne rentre plus dans mes 34, je fais du 36 et serré merde ! Il faut quoi vous convaincre de mon désespoir !]
Les principaux effets indésirables de ces anorexigènes étaient une excitation neuropsychique avec nervosité et insomnie, des palpitations, une tachycardie. [ouais bah je prends le risque]
Comme il s'agit de produits amphétaminiques, une dépendance était possible et une tendance dépressive pouvait s'observer à leur arrêt.[Tu m’étonnes tu es maigre et pleine d’énergie, décomplexée et hop tu t’alimentes à nouveau et tu revois tes vergetures tu sais très bien d’où tu viens et où tu vas tu m’étonnes que tu déprimes !]
Une étude épidémiologique a montré que des anorexigènes de type amphétaminique - ainsi que la fenfluramine qui a des propriétés sérotoninomimétiques - pouvaient, surtout en utilisation prolongée, provoquer une hypertension artérielle pulmonaire, effet indésirable rare mais grave, ainsi qu'une atteinte des valvules cardiaques. En raison de ces risques, la durée de leur prescription a été réduite à moins de trois mois avant qu'ils soient retirés du commerce. [Mais moi je le prenais ce risque pour récupérer mon corps, je veux même pas le corps d’une autre, c’est ce que je vis en ce moment, je veux mon corps !] »
Donc c’est une publicité cruelle ce site, regardez tout ce vous auriez pu avoir mais que vous n’aurez pas ! Donc les amphet, c’est pas bon, en même temps je prends le risque je prends le risque mais j’ai une image bien vivante de la mère dans Requiem for a Dream qui me fait dire que finalement c’est peut être pas si grave que ça soit retiré du marché, il doit y avoir autre chose, ma drogue est quelque part elle n’attend que moi !
Voyons voir celle-ci :
« La sibutramine est un inhibiteur de la recapture des monoamines noradrénaline, sérotonine et dopamine. Elle n'a pas fait la preuve de son efficacité comme antidépresseur mais s'est révélée avoir un effet anorexigène facilitant la perte de poids. [Donc elle a fait ses preuves comme antidépresseur] Outre son effet anorexigène, la sibutramine augmente la thermogenèse et le catabolisme des acides gras, peut-être par stimulation des récepteurs adrénergiques bêta-3.[En plus de me couper l’appétit elle me fait dépenser plus d’énergie ? Mais je l’aime déjà cette drogue !]
Les effets indésirables les plus fréquents de la sibutramine sont insomnie, constipation, sécheresse de la bouche, céphalées, tachycardie, palpitations, hypertension. [vis ma vie !] Chez la femme en âge de procréer une contraception est nécessaire avant prescription d'un traitement par la sibutramine.La sibutramine se trouve sous forme de SIBUTRAL en Gel à 10 et 15 mg. »
Bon bah il me semble que je sais quoi demander au père Noël cette année !
Une autre piste est le méthylphénidate :
« Le méthylphénidate ou pémoline est utilisé surtout aux U.S.A. dans une indication paradoxale, pour traiter les états d'hyperactivité avec manque d'attention de l'enfant. Le méthylphénidate inhibe la recapture de noradrénaline et surtout de dopamine dont la concentration extracellulaire s'élève.
Ses principaux effets indésirables sont : irritabilité, insomnie, diminution de l'appétit [c’est l’effet désiré justement], apparition de mouvements stéréotypés [à l’origine des chorégraphies de Kylie Minogue ?] et, exceptionnellement, délire et hallucinations.[fantastique une vraie drogue quoi]
Le méthylphénidate fait l'objet d'un usage illicite, surtout aux USA.[tu m’étonnes Anton] On le trouve commercialisé sous les noms de Ritaline (en 10mg) et Concerta (18mg, 36mg,54mg) »
Bon, bon, bon entre le deux mon cœur balance… En même temps il sera plus facile de me faire prescrire du Sibutral que du Ritaline ou du Concerta, ça impliquerait que je kidnappe un enfant hyper actif qui n’est pas le mien, que j’aille chez le médecin avec lui, non, trop de démarches, allons plutôt pleurer sur l’épaule du médecin de famille conciliant qui veut absolument me prescrire des anti depresseurs, il va l’avoir sa prescription.

