J'ai été élevée par des toxicomanes égocentriques qui m'autorisaient le cannabis, excusez-moi j'ai 6 ans!!! Mais pas la cocaïne. Regarde bien ma chérie le nez de Zaza, tu te souviens Zaza comme elle était belle, regarde le magasine, oui bah ne pleure pas toi, assume. Et bien regarde maintenant son nez avec cette affreuse plaque, c'est à cause de la cocaïne qui a rongé toute sa cloison nasale, quoi tu ne comprends pas tu n'as que 6 ans, mais tu ne sais donc dire que ça! Oui regarde bien Zaza, maintenant elle ne peut plus travailler, mais elle a eu de la chance, elle aurait pu perdre ses sinus aussi, ah oui, forcement, tu es observatrice, elle a énormément grossi aussi, c'est le sevrage, non elle ne peut plus travailler, pas dans cette état là. Alors ok pas de cocaïne, le message est bien passé, ça rend moche, grosse et sans travail. Paix à l'âme de Zaza qui a fait une OD depuis, bah oui, moche grosse et sans travail. Donc du cannabis, pas de cocaïne, peu de considération et surtout pas de Barbie, ils n'allaient pas m'aliéner avec ces stéréotypes dégradants d'un autre temps, non ça c'était moins destructeur comme modèle:
GI Joe, le guerrier phallocrate et destructeur, la seule touche de féminité à laquelle j'avais droit etaient deux poupées YMCA en tenue d'aérobic:
mes Big Jim!
Moi je revais de glamour, de cheveux à coiffer et de robes de soirée:

Je voulais être elle, belle, pire, à couper le souffle, je voulais que l'on me remarque, que l'on m'admire et m'envie, qu'on me voit ça aurait déjà été bien. Mais non mes parents ne cédaient sur rien, pas de Barbie, certainement pas, tu auras un garage à Noël, nous ne ferons pas de notre fille une vendeuse de légumes ou une parfaite petite ménagère, d'ailleurs as-tu déjà vu ta mère faire le ménage, cuisiner? Non, c'est vrai, elle a arrêté de s'alimenter dans les années 70, alors comme elle ne fait pas de déchets, elle ne salit pas.
Le résultat de cette éducation et du traumatisme de la privation (de Barbie) fut, somme toute, très logique:

Rebelle mais belle (c'est mieux que moche et re-moche) mes choix amoureux et mes attentes allaient à l'encontre de ceux de mes parents, qui entre temps, avaient été années-quatre-vingt-disés, et regrettaient, finalement, de ne pas m'avoir acheté de Barbie; ils m'auraient aimée avec un gentil garçon, formant un jolie couple de consommateurs:

Le mari que je m'étais choisi à 16 ans et 3 mois (Reno est une ville formidable. C'était un tatouage ou le mariage, je me suis dit que le mariage c'était moins définitif, oui, j'avais 16 ans et une mère divorcée pour la 4ème fois, ça semblait logique et moins douloureux aussi) enfin mon Bill, n'était pas si différent des attentes de mes parents, à quelques détails près nous formions ce couple:

Bon le biker c'est super à l'adolescence, rebelle - rebelle, ça n'a qu'un temps, on s'assagit, on mûrit, et puis c'est super inconfortable le siège d'une Harley et, un biker ce n'est qu'un gros beauf comme chez nous (de ceux qui ont des sportives et qui vont à Disney Village le week-end) mais des States, alors c'est exotique un temps et puis on rentre au bercail.
Mais le mal est fait, la Barbie est ancrée, alors ok elle est nuancée:


Mais au fond il y a l'horreur, la vérité toute nue, et elle n'est pas belle à voir, elle fout les jetons:

Cette pouffiasse de Barbie Princesse, toute souriante dans son jardin merveilleux, parfaite, rose, conne attendant Ken (cette salope de Ken qui se tape tous les Big Jim et les GI Joe) épanouie et comblée.
Alors oui, il y a des circonstances attenuantes, les salopes de catwoman et bikeuse donnent une part d'ombre à cette conne, mais même dans le noir:


je suis la capitale des pouffiasses: Paris.
Résumons, je suis une Barbie grandeur nature ( la fierté de mes parents), et je ne me tape que du Gi Joe (Connard l'über) ou de l'hetéro plastique (c'est fantastique) (les metros) dans des soirées de Big Jim:

Finalement je vis le rêve de toutes les petites filles!
Bon ok mes parents ont fait de moi un monstre en me privant de Barbie , en même temps je connais un petit garçon de 9 ans qui a fait du chantage à l'arrêt du suçage de pouce (toute la symbolique etait déjà là!) s'il avait une Barbie Malibu pour Noël, il l'a eue, et aujourd'hui il est entouré de Barbies, pouffiasse, princesse, sado-maso mais il suçe GI Joe...
La prochaine fois je vous parlerai de cette connasse de Cendrillon.

