Et oui, je fais mes réserves pour l'hiver.
Je récapitule, j'ai :
- 1 mon amant sado maso
- 2 ma friandise toujours sous le coude
- 3 ma nouvelle distraction venue du sud, Olé !
Tout a commencé il y a quinze jours, à 3h du mat’, saoule au Queen (pléonasme). Je crois identifier un ancien coup derrière le bar, partage l'info avec mon ami, puis doute, je ne suis plus si certaine, évidement tous mes amis gays et bien intentionnés s'empressent de me répondre à l’unisson "ça m'ferait mal chéri ce mec est plus gay que moi".
J’ai deux dons, le premier est de voir les animaux morts, où qu’ils soient, je suis sûre que ça me sera très utile un jour, comme dans Sign avec le parfait Joachin Phoenix, le deuxième est de savoir exactement ce que les gens veulent et d’avoir la capacité de leur donner, et ce type là, avec ses œillades coupables il me voulait moi. Et moi quand on me veut, ça m’excite. Je lui ai donc demandé une vodka orange et si on avait déjà couché ensemble, il a d’abord répondu non, puis oui, mais il fallait que nous recommencions, sa mémoire était vague, je lui ai répondu que s’il avait couché avec moi, ses souvenirs à ce propos seraient très clairs, et suis partie chasser dans le VIP, 5 heures plus tard j’avançais, seule, à tâtons et en talons aiguilles vintage Jourdan (les chaussures de Minnie) vers le bar, en me concentrant pour retrouver le nom de l’after ou mes amis m’attendaient depuis déjà 1 heure et demi, quand je revis mon ami Alex, résidant à Ibiza et actuellement au Plazza au bar parlant avec MON barman, après avoir promis de le retrouver sur Barcelone très bientôt je laissais mon numéro de téléphone (je ne le fais jamais, et non, je ne deconne pas) et le nom de l’after que j’avais retrouvé à TchicéTchic Aïe Aïe Aïe. Et je me rendais d’un pas décidé vers la Follow me (mnémotechniquement c’était plutôt simple « où dois-je rejoindre, pour ainsi dire suivre mes amis ??? Oui et bien doucement, je suis blonde, nous sommes samedi et je suis saoule (le pléonasme est ma figure de style préférée). Sauf sortie du Queen et après une demi-heure d’investigation pour retrouver ma voiture (boire ou conduire blablabla) tel un poisson rouge j’avais oublié où se trouvait mon after et plus personne ne pouvait me renseigner.
Deux options s’offraient à moi, redescendre au Queen, si j’arrivais à le retrouver, bah oui j’étais quand même garée rue de la Boétie, et attendre que mon barman ait fini son service (suis-je déséspérée à ce point, ai-je toujours 12 ans et demi ? Oui) ou partir me coucher et conserver toute, enfin ce qui restait, de ma dignité, je venais d’être définitivement privée de repas et même de sandwiches au VIP par le personnel qui sortait les poubelles et que je venais d’insulter, merde c’est leur salaire qu’ils salissent avec leur eau souillée, des JOURDANS VINTAGE MERDE !
J’ai été digne, enfin je n’ai jamais retrouvé le Queen et puis je devais aller hydrater mes chaussures.
Mon ego n’ayant pas assez souffert avec Connard (qui payait de la seule manière qui pouvait l’atteindre du sexe avec tout le monde sauf lui) Olé n’avait même pas eu la délicatesse de m’appeler.
Avais-je perdu mes pouvoirs, mon chwing ?

