Newsletter

Inscription à la newsletter

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Vendredi 23 décembre 2005

Je ne sais pas ce que je préfère, ne rien ressentir, ou ressentir ce que je ressens en ce moment?

 Suppliant mon psy pour avoir des antidépresseurs (idéalement un truc anorexigène, si je pouvais faire d'une pierre deux coups...) celui ci m'a répondu par une de ses figures de style préférée: "Aux Etats-Unis dans les prisons américaines on traite les psychopathes en thérapie de groupe" Déjà j'aime pas trop comment commence votre phrase... " Oui parce que comme vous le savez [chienne narcissique manipulatrice] on peut manipuler un individu, deux, trois ou plus mais pas tout un groupe, il y a toujours quelqu'un dans le groupe qui vous perce à jour [ouais, quant on est mauvais]. Et bien à un moment ou à un autre les psychopathes craquent, souffrent et comme vous supplient [déjà je supplie pas, je demande gentiment] pour avoir des médicaments, pour être soulagés de cette douleur et savez-vous ce que les médecins leur répondent?" Bah! Crevez charogne? S’il me dit ça je me casse et je ne paye pas. "Non?" " Que cette souffrance c'est la seule chose d'humain en eux, la seule chose qui reste" Ok, crève charogne c'était bien.

Donc en gros il n'y a pas de différence entre moi et un psychopathe? En même temps c'est vrai je me sens très capable de tuer quelqu'un et de le torturer de manière rituelle, j'ai juste pas encore eu  l'occaz. "Non, ce qui vous distingue d'un psychopathe c'est la culpabilité, vous ressentez encore de la culpabilité [j'aime le "encore"] et c'est une différence de taille, c'est même toute la différence". Ok, en même temps j'ai bien conscience que si je tue accidentellement quelqu'un je ne culpabiliserai pas du tout, ça sera un accident!

Je résume, je suis une chienne narcissique, nymphomane, boulimique à deux doigts de virer psychopathe, encore rattachée au monde des humains par le frêle fil de la culpabilité, culpabilité dont en parallèle je dois me séparer pour mieux vivre (tuer?) et m'épanouir en étant moi-même (une tueuse en série assoiffée de sang ?) paradoxe, paradoxes quand tu nous tiens...

Après quelques recherches sur google tout s’éclaire et je parviens à une conclusion effarante: JE SUIS UNE PSYCHOPATHE PERVERSE EN PLEINE DEPRESSION NARCISSIQUE! Le seul point positif c'est que le type pervers est celui qui est le mieux adapté à la société! C'est cool non? S’en suit une suite de révélations sur Birdie et mes amis schizophrènes, Liverpool désolée je n’ai pas vraiment eu le temps de gérer le lien avec les maniaco-dépressifs !

Birdie, Birdie, Birdie. Piou, piou, piou pour les intimes, mon ami homosexueltoxicomaneetnevrosé, j’ai tout compris de ta relation au monde et à moi en particulier, en fait je suis une version plus évoluée et beaucoup mieux foutue (même grosse !Si, si.) que toi, le stade d’après que tu envies inconsciemment, mais toi aussi mon ami tu peux devenir psychopathe, avec un peu de volonté et surtout grâce l’aide de ta nouvelle thérapie par les pierres, tu peux y arriver, une bonne améthyste scotchée sur le scrotum et on en parle plus !

Oui, Birdie va trouver le salut dans les pierres, c’est certain, avant c ‘était les jus d’herbes qui allaient sauver sa vie, avant encore la thérapie oculaire pour retrouver une cohérence cœur-cerveau, avant ce fut une thérapie corporelle pour se réconcilier avec ses hanches (il était complètement coupé de la partie inférieure de son corps, s’il n’y avait que ça…) ou encore le feng shui , les photophores, un shuffle exhaustif, Dalida, les produits bio, vivre avec des poids en permanence accrochés aux chevilles, ne plus se déplacer qu’en rollers, même pour aller au toilettes… Moi j’avais bien suggéré les journées comédie musicale (toute la journée nous ne nous exprimions qu’en chantant et chorégraphions tous nos mouvements) mais ça n’a été que peu suivi…

Birdie est un phobique, si, si, il faut le dire, un phobique social, aller chercher des cigarettes en bas est une vraie mission ( the mission of the day) qui nécessite des heures de préparation, d’angoisses, de suées et d’essayage de tenues (pour être sûr de porter la bonne, « l’inaccessible étoile » pour citer Brel) et grâce à Mr et Mrs Smith plus du tout de coiffage (d’une crête longue T&G à rasé comme Brad Pitt, d’ailleurs c’est saisissant comme ressemblance, mercredi dernier à Opéra un mec m’a appelé Angelina et ma demandé si mon « copain » pouvait lui signer un autographe, je ne lui ai rien dit dans un soucis de préserver sa quiétude, son intimité, mais c’est énorme).

Je le sens sceptique le Birdie pourtant la médecine est formelle « la peur d'être bloqué dans une situation ou un endroit sans possibilité de s'en sortir. La personne peut en venir à refuser de quitter le milieu sécurisant du domicile, sauf si elle est accompagnée par quelqu'un en qui elle a confiance. » Et encore c’est une lutte quotidienne. Les caractéristiques sont là : « beaucoup d'imagination, enfants rêveurs » il voulait être rentier, il le veut toujours, bon je lui concède les euros de mamie qui n’est pas alzeimerienne, juste dans une mauvaise passe (ou couloir ?) aident un peu à l’atteinte de son rêve. « Tendance à sous-estimer leur valeur et leurs capacités, se fixent des objectifs impossibles à atteindre » non, il n’est pas monstrueux et non, porter des poids aux chevilles 24h/24h ne te « fera pas un corps » c’est impossible.« Ont terriblement peur d'être gênées[ces personnes], de se sentir ridicules, de faire quelque chose qui donnera à penser qu'elles ne sont pas normales » ce qui n’est pas normal c’est de fondre sous son siège et de se cacher de honte lorsque le conducteur doit faire 3 manœuvres au lieu de 2 pour faire son créneau ! Par exemple.

Mais tout cela s’explique par la confiance narcissique (rien de péjoratif) qu’il a en lui-même qui a été mise en danger a plusieurs reprises dans sa vie et qui génère une réponse phobique dans les situations de séparation (Papa, Maman, Barbie, Christelle, la Pute –surnom affectueux que je donne à son ex décérébré) qui l’obligent à se reconsidérer lui-même et surtout à reconstruire son identité dont un élément s’est détaché, voire construire son identité tout court

Et ce n’est pas tout, mon analyse s’étaye, car mon Birdie est toxicomane et « l'addiction serait ce comportement qui nous mettrait à l'abri de la dépendance envers autrui. Sa survenance est favorisée par le processus de séparation/ individuation de l'adolescence, lorsque le travail de séparation s'opère mal, laissant à vif la blessure narcissique qui survient avec le développement de la conscience de soi. Prendre conscience de soi, c'est aussi découvrir ses limites, il peut en résulter une honte de soi qui favorise les conduites à risques. » Mon piou piou n’est pas sorti sorti de l’adolescence. Et oui, j’envisage de répéter tous les mots deux fois.

Remontons le temps pour mieux comprendre : « L'enfant est dépendant de ses parents. Mais cet attachement génère dans la meilleure hypothèse un sentiment de confiance dans un environnement que l'enfant découvre avec l'assurance qu'offre le sentiment de protection parentale ; et cette confiance développe la faculté d'attendre, de différer la jouissance et finalement crée une temporalité où peut prendre toute sa place le plaisir de la pensée. Lorsqu'un tel processus est mis en défaut l'enfant devient prisonnier des percepts et reste confronté à l'insatisfaction. Il développe en réaction aux objets de sensations qui le débordent et l'insécurisent, un comportement d'emprise, qui vise à rendre l'autre dépendant de soi. L'enfant s'exprime par le caprice et la plainte corporelle. Avoir des émotions, c'est alors ressentir sa dépendance envers l'autre, et le Moi de l'enfant carencé à horreur de cette dépendance. D'où aussi la contrainte à l'auto stimulation qui se développe chez lui, qui pourra prendre la forme d'une conduite addictive à l'adolescence », ça le caprice, la plainte, les conduites addictives (fièvre acheteuse incluse).

 Je te reconnais bien là mon pioupiou dans cette pathologie limite (et oui tu es borderline, c’est cool non ?!) ou « le sujet oscille entre la peur de l'objet qui l'abandonnerait et la peur d'endommager lui-même l'objet de désir. C'est la position de l'adolescent pour qui la présence de la mère est source d'angoisse par les désirs qu'elle inspire, mais dont les absences deviennent source de craintes intolérables. C'est le jeune qui se sent abandonné si on ne le regarde pas, mais qui se sent persécuté si on le regarde. »

Mais si ça peut te remonter le moral mon pioupiou tu peux rendre ta mère et ton absence de père responsables de tout car « l'une des difficultés majeures vient de ce qu'adolescence le jeune et ses parents adoptent des positions dépressives : symboliquement l'adolescent fait "vieillir" ses parents, il doit détruire la relation symbolique qui l'unit à ses parents pour se fixer sur un objet de désir. » Ma question reste « est-ce que Christelle était l’objet adéquat ?

Ce qui « caractérise les pathologies limites par un manque de sécurité intérieur et de régulation de l'estime de soi, où dépression et sentiment d'omnipotence alternent, dans un contexte où le jeune n'accède pas à l'autonomie, ne parvient pas à désidéaliser les imagos parentaux, et où l'entourage refuse la séparation. Plusieurs facteurs de vulnérabilité favorisent ces pathologies limites : la rupture répétitive des liens, la précarité, la dépression maternelle, les défaillances éducatives, la satellisation du père reconnu comme mari de la mère et non dans sa fonction paternelle, les défaillances dans le travail de séparation et les défaillances narcissiques. L'effort pour rendre l'autre dépendant, pour le contrôler alterne avec des conduites d'agir et des phases dépressives."

 Et voilà ce qui nous intéresse mon pioupiou, ta lueur d’espoir : « Il y a un danger d'évolution vers la psychopathie : l'affirmation mégalomaniaque vient dénier la blessure narcissique, elle oppose un déni à la souffrance vécue ; la maîtrise extrême dans les rapports aux autres abolit les émotions, l'engagement affectif, l'empathie, la référence à la culpabilité et les tendances réparatrices ; l'agir appelle une jouissance fondée sur la domination. Les dépressions se traduisent par du désinvestissement, une déréalisation et une problématique narcissique où l'individu ne se reconnaît plus dans la représentation qu'il a de lui-même. »

Mais ce n’est pas tout, car moi aussi j’ai l’espoir de rejoindre, avant toi, nos amis Laurent, Guillaume, Gérard ou Coco car : « Les dépressions narcissiques sont des dépressions résistantes qu'il faut traiter dans un cadre multidimensionnel. On observe que la décompensation d'allure délirante ou la dissociation transitoire peuvent être des pronostics favorables, même si la récidive ne peut être exclue et qu'elle porte un risque d'entrée dans la schizophrénie. »

C’est bon d’avoir enfin un but dans la vie. Allez une petite pierre au cul et en avant vers la schizophrénie !

Ca te fera 250 euros Birdie pour cette séance, tu peux les virer sur mon compte.

par centvingt publié dans : centvingt
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus